1) Contexte
général
• Le mot « romantisme » vient du
mot « roman » qui désignait, au Moyen Âge, des oeuvres littéraires
(en vers) racontant des oeuvres fictives en langue romane.
• Le romantisme français du 19e
(1800-1850) est influencé par la littérature allemande
(Goethe auteur de « Faust », Schiller, Novalis, Hölderlin...),
anglaise (le dramaturge Shakespeare,
le poète Lord Byron, le romancier Walter Scott qui est l’auteur
du roman bien connu « Ivanhoé ») et suisse
(Jean-Jacques Rousseau est un précurseur du romantisme ; Madame
de Stael est une initiatrice du romantisme).
• Le romantisme s’oppose :
- à la littérature classique du 17e
siècle dont les contraintes sont très importantes (la raison
qui était dominante au 17e siècle imposait des
limites à l’imagination ).
- au siècle des Lumières (18e
siècle) dont les philosophes étaient trop rationalistes.
2) Caractéristiques
principales
• Mise en valeur de la sensibilité
(mise en évidence du « moi » et lyrisme à travers le
sentiment amoureux, familial et religieux).
• Communion
- avec la nature (les poètes
romantiques insistent sur l’immensité, l’infini, le
mouvement, le désordre à travers l’évocation de paysages
tourmentés et mélancoliques : la montagne, la mer, les scènes
d’orage et de tempête, l’automne qui symbolise souvent le déclin...
; la nature est souvent considérée comme une consolatrice et
un refuge à travers les malheurs personnels et contre la bêtise
de le société ; la nature peut, par sa splendeur, symboliser
la puissance divine).
- avec l’humanité (l’insatisfaction
de l’être romantique le pousse parfois à agir pour
transformer le monde et contribuer ainsi à l’amélioration du
sort de l’humanité).
• Libération de l’art
- Le romantisme désire se libérer des contraintes du
classicisme du 17e siècle (ainsi le drame romantique
rejette les règles de la tragédie classique : unité de temps,
de lieu et d’action) .
- La poésie est plus libérée sur le plan formel : la métrique
accentuelle est plus variée, comparaisons et métaphores plus
originales (nombreuses personnifications), enjambements plus
nombreux...
• L’âme romantique offre les aspects suivants qui définissent
le « mal du siècle » :
- inquiétude, ennui, analyse de soi-même, incapacité
d’agir, égoïsme, complaisance à la tristesse et à la mélancolie,
sentiment de malaise et d’insatisfaction...
- l’être romantique est un être divers, complexe, révolté
contre le monde et la société, en proie au déséquilibre
constant. Il a le sentiment de ne pas avoir sa place dans ce
monde et que son action est vouée à l’impuissance.
• L’amour est un thème
fondamental (un principe divin) à la fois heureux et contrarié
(cf. la solitude et la mélancolie
qui sont engendrés par le sentiment trahi).
• Le héros romantique se sent un être à part, différent de
ses contemporains. Il se sent isolé dans la société. Il agit
parfois avec démesure, aime parfois sans frein, s’agite, mais
se perçoit rapidement comme étant l’objet d’une fatalité
malheureuse.
•Le domaine de l’imagination est étendu
:
- Dans l’espace (intérêt pour les
pays étrangers) : le Nouveau Monde, les pays orientaux, les
pays méditerranéens, les pays du Nord comme l’Allemagne...)
- Dans le temps (ils s’intéressent,
par exemple, au Moyen Âge)
• Thème du temps (notre vie est éphémère
et le temps fuit) lié à ceux du rêve
et du souvenir.
• Goût pour les genres autobiographiques (récits
personnels, mémoires, journaux intimes).
3)
Quelques représentants du romantisme
• En littérature : Lamartine,
Musset, Vigny, Hugo, Chateaubriand, Stendhal, Benjamin Constant,
Sénancour...
• En peinture : Géricault,
Delacroix, Turner, Friedrich...
• En musique : Chopin , Liszt,
Berlioz, Schubert, Schumann, Brahms...
Illustration
: Emilio Danero