Lingua e Civiltà Francese al Liceo Scientifico Statale " A Tassoni" di Modena



Home

Editoriali
Curriculum
Download

E-mail

Links

Sezione Studenti
Sezione Docenti 

Comunicazioni

Chat
Forum
Varie
F.A.Q.
Photo Gallery

Dal novembre 2001 sei il visitatore n°:

 

 

 

Torna a Sezione Studenti

HOME

                       Figures de constructuion

 

                 Charles Baudelaire (1821-1867) 

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur
majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit !  Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être!
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais!

                                                         Les fleurs du mal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les figures de construction recensées par la rhétorique concernent I'agencement des mots et donc la syntaxe. Voici les figures les plus communes qu'on retrouve dans ce poème:

Inversion, Ellipse, Répétition, Accumulation, Gradation, Parallélisme, Antithèse, Chiasme

 

L' inversion consiste à bouleverser I'ordre logique et habituel des mots. Elle est fréquente en poésie, souvent pour des raisons de versification 

(v. 1: autour de moi hurlait = hurlait autour de moi.


 

L 'ellipse consiste à supprimer des mots qui seraient nécessaires à la construction, mais dont I'absence ne nuit pas à la compréhension 
(v. 9: Un éclair... puis la nuit.

 


La répétition
est une figure qui consiste à reprendre un mot ou une expression dans plusieurs phrases ou parties de texte 
(v. 14:
Ô toi que... Ô
toi qui...).

   
L'accumulation
est une énumération de détails (chaque mot étant dans la même position syntaxique) destines à frapper le lecteur 
(v. 2: accumulation de termes en apposition.

 

 
La gradation
consiste à ranger les termes de I'accumulation par ordre progressif (v. 12: Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être!).

 


Le parallélisme
consiste à présenter deux éléments symétriquement (v. 14.)

   


L'antithèse
permet d'établir un contraste entre deux idées exprimées souvent dans une structure parallèle (v. 8.)

 

Le chiasme consiste en un croisement de termes ABBA 

(V. 13: Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais).

                   |                       |_____|                |

                   |____________________________|

 

Ces deux dernières figures; I'antithèse et le chiasme font intervenir aussi bien la syntaxe que la sémantique.

 

 

 

 

 

 Data ultima modifica: domenica 11 novembre 2007                                                  Copyright ©  Did@tticanda  2001